Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 21:47
Vendredi 18 avril, mes pas me mènent aux portes du Temple du ciel (Tian Tan). Il fait toujours chaud et la brume de pollution est toujours présente

Initialement appelé Temple du Ciel et de la Terre, il a été construit de 1406 à 1420 pendant le règne de l'Empereur Yongle, qui était aussi responsable de le construction de la Cité Interdite. Le temple fut agrandi et renommé Tian Tan pendant le règne de l'Empereur Jiajing au seizième siècle. Le Temple du Ciel a été rénové au dix-huitième siècle sous l'Empereur Qianlong.













Le temple du Ciel
, classé par l'Unesco sur la liste du Patrimoine Mondial en 1998, est un témoignage, de la cosmogonie chinoise, particulièrement bien conservé. Il s'agit d'un ensemble de trois d'édifices situé dans un grand parc de forme géométrique carrée (250 ha), des portes placé à chaque point cardinal. Mais les angles au Nord sont arrondis, alors que ceux du Sud sont logiquement droits. Nous avons là une  conceptions chinoises anciennes : un Ciel rond sur une Terre carrée. Il faut entendre ici le mot Ciel comme "paradis" ; son interaction avec la Terre et avec les hommes, qui veulent s'élever. Bienvenue dans le monde des croyances du peuple de la Chine ancienne, à l'époque des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) notamment.

L'Autel du Ciel (Yuan Qiu Tan) ou Autel du Tertre Circulaire, qui se présente sous la forme de trois terrasses circulaires concentriques en marbre, le tout dans une enceinte carrée...! Au de là de la thématique Terre-Ciel, on retrouve dans sa conception d'autres éléments de la cosmogonie chinoise : en particulier le chiffre 9, dont le nombre de marches, de balustrades, de cercles de dalles de pierre. chiffres impairs étaient "célestes", et 9 est le plus élevé d'entre eux, il est aussi le chiffre impérial. Tout le monument est organisé autour du chiffre 9, symbole de force et de puissance. Neuf rangées de dalles entourent la pierre porte-bonheur qui occupe le centre de l'autel (le but du jeu étant de s'y faire prendre en photographie). Au total 81 dalles constituent l'esplanade supérieure. Lieu des cérémonies du solstice d'hiver. Tous les ans, l'empereur, après avoir jeûné dans le palais de l'abstinence, devait rendre compte aux Dieux des évènements passés et remercier des bonnes récoltes de l'année.  Près de la porte sud, on observe un grand brûloir vert. On y faisait du feu avant la cérémonie pour accueillir l'empereur. Puis, on y brûlait toutes les offrandes et les restes des sacrifices.

La Demeure du seigneur du Ciel (Huang Qiong Yu), pavillon en forme de rotonde avec un toit surmonté d'une boule dorée construit sur un tertre de marbre, la cour est entouré,  encerclé par le Mur de l'Echo. L'édifice central du Temple du Ciel est la Voûte Céleste impériale (Huang Qiong yu).




La construction du Tian Tan commença en 1420 sous le règne de l'Empereur Ming Yongle. Le bâtiment principal est le "Hall des Prières pour des Moissons Abondantes". Cette appellation et son architecture actuelle datent de 1751, succédant à des édifices successifs, ayant changé de nom, qui ont été modifié architecturellement depuis 1420. Le Hall est placé dans une enceinte carrée, représentation là encore du Ciel et de la Terre. Le sens de la voie impérial est du sud au nord. L'architecture des différents bâtiments orientés nord/sud reprend la thématique du ciel et de la terre. Les enceintes carrées avec des tuiles de couleur verte symbolisent la terre et les bâtiments ronds avec des tuiles de couleur bleue  symbolisent le ciel.

Dans la Chine ancienne , l'Empereur était considéré comme le « fils du Ciel », qui préservait le bon ordre sur terre en faisant le lien avec l'autorité céleste. Afin de montrer son respect au Ciel, les cérémonies de sacrifice étaient très importantes.
Seul l'Empereur était habilité d'effectuer le rite sacrificiel, en suivant religieusement le protocole. Annecdote : une porte pour les Empereurs âgés de plus de soixante dix ans a été édifié, ce qui leur permettaient d'accéder au lieu sacificiel par un raccourci. Mais cette porte n'a finalement que très servi car peu d'Empereur ont atteint cet âge après sont existence.


La Salle de l'abstinence (Zhai Gong), palais situé dans la partie ouest du site.

La Salle des prières pour la récolte (Qi Nian Dian ) est aussi nommé le Hall des Prières pour des Moissons Abondantes. Ce bâtiment en forme de rotondeest érigé sur une structure à trois terrasses en marbre, circulaires et concentriques. Il présente lui aussi un plan circulaire, et trois toitures superposées en tuiles bleues émaillées ; sa structure est quant à elle en bois massif, constituée principalement de nombreuses colonnes et abritant un intérieur richement décoré. Tout au Nord s'élève l'autel de la prière pour les bonnes récoltes (Qi Nian Dian). La cérémonie avait lieu lors du solstice du printemps. Ce temple est devenu le symbole de Beijing. Son architecture circulaire, surplombée de trois toitures aux tuiles bleues abrite les trônes. C'est là que l'on déposait des tablettes du Ciel et de la Terre ainsi que les tablettes des rois défunts. Le quinzième jour du premier mois lunaire, l'empereur demandait aux divinités de favoriser les récoltes à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Depuis 1911 le gouvernement chinois a interdit les cérémonies sacrificielles d'animaux d'offrandes consacrées au Ciel ; le temple a été ouvert au public dès 1918.

Partager cet article

Repost 0
Published by Heol - dans Chine
commenter cet article

commentaires

Qu'est-Ce?

  • : Et quoi d'autres...
  • Et quoi d'autres...
  • : Tel le vent qui nous emporte ici et là, le blog propose des sujets pour les curieux de tout et de rien. Il y a toujours quelque chose à apprendre.
  • Contact

Qui Est-Ce?

  • Heol
  • Du signe du serpent, je suis optimiste. Je n'aime pas les nains de jardins qui sont plus grands que la hauteur requise. J'aime le moment où l'humoriste ne se souvient plus de sa réplique et improvise dans un flou artistique.
  • Du signe du serpent, je suis optimiste. Je n'aime pas les nains de jardins qui sont plus grands que la hauteur requise. J'aime le moment où l'humoriste ne se souvient plus de sa réplique et improvise dans un flou artistique.

Et Quoi D'autre