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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 19:52

Au moyen âge, des fresques représentant des danseurs avec la mort, accompagnés d'écrits, étaient peints dans des édifices religieux tels que l'église de Kernascléden ou le cimetière des innocents. La mort invite les mourants à une danse éternelle, ceux-ci lui réponds : tel est la danse macabre.   Les personnages évoqués sont hiérachisés du plus haut gradé au plus bas de l'échelon : le Pape, l'Empereur, le Cardinal, le Roi, le connectable, le chevalier, le médecin, le prêtre, l'usurier, le paysan, le voleur... et le dernier l'enfant. La danse macabre est associée avec  le thème du "Dit des trois morts et des trois vifs". Le compositeur Camille Saint Saëns a été inspiré par ce thème. Les paroles du Le grand bal de kermaria an Isquit du groupe Tri Yann reprend en parti la danse macabre de l'Eglise de Kermaria an Isquit.

 

Il semblerai que des danses des morts avaient lieu dans les églises et les cimetières. L'origine viendrait du repas qui était partagé devant le tombeau dans la joie et l'allégresse; exprimant ainsi la continuité de la vie au delà la mort. Il se peut que cette cérémonie ait dégénéré en une sorte de mascarade. Les danseurs cherchaient  avant tout dans ces rondes effrénées, le contact avec leurs morts en parcourant les cimetières.

Seul, un auteur du XIIe siècle, Girard le Cambrien, nous en donne dans, son Itinera-rium Cambriae, une description précise : « L'on y voit des hommes et des femmes, tantôt dans l'église, tantôt au cimetière, tantôt en une ronde qui court autour du cimetière ; soudain, ils se jettent à terre et, tout d'abord, y restent comme emportés par l'extase et immobi­les ; puis, ils bondissent de frénésie et se mettent à représenter des pieds et des mains, des travaux interdits les jours de fête. L'un semble mettre la main à la charrue, un autre excite les bœufs de son fouet et tous deux profèrent des cris rauques qui accompagnent habituellement ces travaux. En voici un qui fait le cordonnier, un autre qui imite le tanneur. Plus loin une danseuse paraît traîner la quenouille, tantôt elle tire le fil de la main et du bras, tantôt elle l'enroule sur le fuseau ; une autre dans sa course semble tendre les fils de la chaîne ; une autre encore faire aller la navette et abaisser ou relever le métier pour tisser sa toile. Enfin, on les voit à l'intérieur de l'église, conduits à l'autel avec des offrandes, qui se réveillent stupéfaits et reviennent à eux. »


D'après un article de Suzane Manot dans la revue "Aguiaine"

 

Michel Lauwers, professeur d'histoire médiévale à l'Université de Nice depuis 2001, a écrit sur le cimetière, la relation aux morts et les rites au moyen âge; il aborde la même thématique. 

 

 

 

 

 

 

Voici un lien sur un site qui traite le sujet : lamortdanslart.com

Un autre lien vers un blog sur ce thème : danse des morts


La version, de Beaudelaire, librement inspiré  de la danse macabre

Les paroles de l'interprétation du groupe Malicorne de la danse des damnés 

 
 

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Published by Heol - dans Philosophie
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